Senseï Hiroji Fukuzawa, Directeur Technique Wado Ryu

Hiroji FUKAZAWA, 8ème Dan

Une passion pour les Arts Martiaux

Hiroji FUKAZAWA est né le 26 juillet 1949 à Shizuoka, près du Mont Fujiyama, dans une famille qui travaillait la terre. La campagne n’est pas pour lui et il va faire des études de technicien, plus en rapport avec ses aspirations. En parallèle, pratiquant le Kendo, le Judo et le Sumo au  collège comme beaucoup de jeunes japonais de l’époque, il se passionne pour les arts martiaux. A l’adolescence, il intègre le dojo de Minoru Mochizuchi, il y pratiquera le Wado-Ryu mais aussi l’Aïki-Jutsu.

Départ pour l’Occident

En 1974, alors qu’il n’est âgé que de 25 ans, il quitte le Japon et rejoint Hiroo Mochizuchi en France. C’est un défi qu’il se lance, fort de cet esprit « aventurier » qui l’a toujours habité. Il passera ensuite 2 années en Italie où il enseigne le karaté. Plus tard de retour en France, prenant son indépendance, il va continue dans la voie du Karaté Wado-Ryu, notamment au côté de Tatsuo Suzuki, installé en Angleterre. Petit à petit et en passant toutes les étapes, Hiroji Fukazawa devient l’un de ses plus grands représentants dans le monde

Artisan du Karaté

Hiroji Fukazawa a gagné sa vie en qualité d’artisan, dans un métier dans lequel il excellait, en dehors du Karaté. Une particularité qui lui permettait le recul nécessaire, de rencontrer d’autres gens, de sortir du milieu. Comme dans son métier, Hiroji Fukazawa était un artisan du Wado-Ryu avec tout ce que cela implique : patience, compréhension, précision, compétence, amour du travail bien fait ….
Il appliquait ses principes à sa passion, ne voulant pas d’une technique qui soit uniformisée, que tout sorte « d’une grande usine » du Karaté qui entraînerait une uniformisation et un appauvrissement de la technique. Pour lui toutes ces différences étaient justement enrichissantes, il racontait volontiers son passage à la boxe française qu’il avait appréciée.

L’Art de la Fluidité

Maître Fukazawa avait fait de l’esquive et de la fluidité ses marques de fabrique … Il aimait à rappeler combien ses 2 principes étaient importants dans la Wado-Ryu, sans négliger toute fois l’art des blocages dans son travail. Pour lui les mouvements devaient s’enchaîner « comme dans une calligraphie »

Un Art de Vivre

Le Karaté, était au sens propre du terme, un art de vivre pour Hiroji Fukazawa. Au-delà de la simple pratique et de l’enseignement, il aimait y puiser son énergie, y trouver des solutions, y retrouver la confiance parfois. Il a prôné ceci toute sa vie. Il nous avait confié souhaiter se retirer un jour en Bourgogne et y construire un dojo celui de la sagesse sans doute. Sagesse dont il aimait dire qu’il en manquait lui-même parfois.

Un Homme « Vrai »

Hiroji Fukazawa était un homme «Vrai » au sens propre du terme. Ses élèves et ses amis le décrivent très justement comme étant d’une générosité sans pareille, d’une humilité rare, d’une sincérité incontournable, d’une sensibilité exacerbée, d’un humour toujours présent …. Des mots qui résonnent comme une évidence aujourd’hui parce qu’ils ont toujours été les mêmes.

Shin Gi Taï

Hiroji FUKAZAWA, 8ème Dan et Josy GARDIER, 6ème Dan

En guise de conclusion, nous retiendrons ce qui disait Maître Fukazawa : « On dit que le Budô, c’est Shin-Gi-Taï, l’esprit, la technique et le corps, Shin, cela se dit aussi Kokoro » en japonais, que vous traduirez par « cœur ». C’est une idée entre « esprit » et « cœur », c’est la force à l’intérieur, le mental fort. Gi, c’est la technique que l’on maîtrise, l’art que l’on travaille. Taï, c’est le corps au travail, plus fort, plus adroit, grâce à la pratique.
« Shin-Gi-Taï », pour lui, c’était la clé de l’existence, et pas seulement en Budô. Pour un chef d’entreprise, un politicien, pour tout le monde c’est « Shin-Gi-Taï », c’est pour la vie ……
Voilà ce qu’il en pensait ….

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Merci Senseï, ……………… Pour cet héritage.

Hiroji FUKAZAWA 8ème Dan et Jean-Robert HUART 7ème Dan